De la France au Chili : le voyage de Baptiste en questions !

Baptiste Leclerc Tour Du MondeBaptiste étant revenu il y a quelques jours, je suis allé lui poser quelques questions :-)

Comment circule-t-on à plusieurs ?

Contrairement à ce que vous pouvez peut-être croire, il n’est pas rare que chaque « équipage » fasse cavalier seul pendant plusieurs kilomètres. Il est important de pouvoir avancer à son rythme de temps en temps et ne pas se caler sur celui des autres. Je me suis parfois retrouvé avec 40 kilomètres d’avance sur eux quand ils souhaitaient faire une pause et que je me sentais en forme. Mais ils me rattrapaient rapidement, et nous gardions donc un bon rythme !

Ton meilleur souvenir ?

L’Argentine qui a été un lieu de rencontres incroyable avec des paysages de toute beauté, en particulier l’Aconcagua le point culminant de la Cordillère des Andes près duquel nous sommes passés.

Mais aussi évidemment la « bonne bouffe ». Les argentins savent préparer et servir une viande succulente et en quantités hallucinantes !

En France et en Espagne, toute la partie où nous étions encerclés par la mer et la montagne.

Au Maroc, le souk de Fes et la médina !

Ton pire souvenir ?

La digestion, de la France au Maroc ! Nos estomacs ont été relativement malmenés.

L’hygiène est également un aspect du voyage parfois très compliqué et on prend plus conscience de la chance du « sédentaire » !

La boue est également un aspect de notre voyage dont je me serais bien passé, sur une route impraticable (qui l’était parfaitement avant l’orage). Tous les roulements du vélo étaient embourbés, j’ai sincèrement cru qu’on resterait coincé dans toute cette boue (1 ou 2 kilomètres de souffrance).

Il y également eu notre erreur d’itinéraire qui nous a menés droit sur l’autoroute nous obligeant à traverser un cours d’eau boueux pour rejoindre un chemin accessible.

Rappel en vidéo :

Mais de ces moments difficiles on tire forcément un enseignement, et ils resteront des souvenirs marquants :-)

Quel était votre rythme de vie ? Comment évolue-t-il en fonction de chaque pays ?

En France : On se levait tôt (7h30) mais nous avions encore du mal à partir à l’heure que nous nous étions fixés, pour 2 raisons : C’est difficile de prendre un bon rythme au départ, et nous n’étions pas forcément habitués à remballer tout notre matériel. Ce dernier point s’est beaucoup amélioré au fil du voyage.

En Espagne : le rythme ressemblait encore un peu à celui de la France mais on arrivait à faire un peu plus de kilomètres chaque jour.

Au Maroc : Les soucis de santé des 3 ont un peu cassé notre rythme et ont modifié d’ailleurs notre itinéraire initial (nous avions pris trop de retard). La priorité était que je puisse découvrir la Cordillère des Andes avant de revenir en France pour mes études.

En Argentine : Nous étions particulièrement motivés, et le temps, en nous obligeant à démarrer les journées de vélo vers 16h. Nous avons pris conscience du problème de la chaleur peu de jours après notre arrivée, la « calor » aurait eu raison de nous !

La Cordillère des Andes : En gagnant en altitude, nous avons pu démarrer plus tôt en journée, autour de midi pour faire en moyenne 70 kilomètres. Nous avons beaucoup en endurance grâce aux mois de vélo passés.

Enfin, les chiens, qui nous ont accompagnés tout le long du voyage, du Maroc à l’Argentine. Quand on est à hauteur de crocs, on pédale beaucoup plus vite ! Paradoxalement, ce n’est pas la réaction qu’il faut avoir, on s’en est rendu compte par la suite. Ce sont les roues qui les excitent, et le fait de s’arrêter les calme presque instantanément.

Ce que tu as préféré retrouver en revenant chez toi ?

La famille évidemment, même si on arrivait à garder régulièrement le contact par Skype ou par mail, puisqu’Internet était accessible dans n’importe quelle ville (cybercafé, et dans les familles qui nous hébergaient).

Les douches chaudes, un bon morceau de Munster !

Vous avez eu beaucoup de soucis techniques ?

Oui, et en en particulier au niveau des chambres à air percées évidemment, et même les gros pneus de Sibylle et Grégoire dont un a dû être remplacé. Je me suis improvisé spécialiste de la chambre à air. A force de démonter et remonter les pneus sur les jantes ça ne prenait pas plus de 10 min, gonflage inclus.

En Espagne, j’ai également vu mon câble de frein (avant) cassé, ainsi que la gaine qui protège le câble de frein. Le tandem n’était heureusement pas trop loin, je n’ai donc eu à faire que quelques kilomètres à faire pour les rattraper, mais sans frein !

Merci Baptiste d’avoir consacré du temps à vos lecteurs :-) (et à tes admiratrices !)

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