Fête de Turc!

Avant la Turquie,le transfert. Long voyage entre New Dehli et Istanbul: les employés de l’aéroport de New Dehli qui nous offrent nos quelques 25kg de surpoids de bagages (on était considérés commes des stars en Inde donc traitement de faveur…), 12 heures d’escale à Sharjah (Emirats Arabes Unis), nuit-camping dans l’aéroport d’Istanbul… Ce trajet en avion, on aurait pu l’éviter, car il n’y avait pas d’océan à traverser. Mais il aurait fallu pédaler au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, etc… C’était donc soit l’avion, soit l’avion.

Arrivés à Istanbul, nous avons été totalement subjugués par la ville. Grace à l’accueil exceptionnel de la famille GREIVELDINGER, nous avons pu visiter beaucoup de choses, sans le vélo (incognito!). Sainte Sophie bien sur, le Grand Bazar, Saint Sauveur in Chora, flaner sur les rives du Bosphore, sur le pont Galata…

La mosquée bleue.

Saint Sauveur in Chora.

Sainte Sophie.

Sainte Sophie.

La mosquée bleue.

Prière à la mosquée bleue.

La famille GREIVELDINGER.

Faiences d'Iznik dans le palais de Topkapi.

Ces quelques photos très classiques, c’était Istanbul vu à travers notre objectif. Si vous voulez voir le vrai Istanbul, saisi admirablement par le talent de photographe de Sophie GREIVELDINGER, je vous invite à cliquer sur le lien suivant:

http://www.flickr.com/photos/sophiegreiveldinger/

Istanbul, ce fut aussi une étape « recharge de batterie » très appréciable.

Batterie morale avec retour à des choses « qu’on connait » (Istanbul est assurément une ville EUROPEENNE). Même la langue nous a réservé une agréable surprise puisque beaucoup de mots turcs sont issus du francais (buro, bagaj, mersi…). Et bien sur la mer, qu’il ne faut jamais quitter trop longtemps quand on est Breton de souche (ou d’adoption?).

Ca sent l'écurie.

Camping sur la plage. (Oui je débouche une bouteille de vin. Et alors?).

C'est pas du Munster, c'est pas l'Atlantique. Mais ca recharge aisément les batteries quand meme!

Batterie physique avec longues nuits dans un vrai lit, estomac remis d’applomb.

Batterie matérielle avec remise à neuf du tandem, grand nettoyage de printemps, il était temps. Nos vêtements aussi ont retrouvé leur couleur originale grace à ce qu’on appelle communément une machine à laver (on avait presque oublié que ca existait).

Le top du top en Turquie, c’est qu’on y trouve plein de Turcs. Et franchement, c’est ce qu’il y a de mieux la-bas. On a été accueillis comme des rois, leur gentillesse est à couper le souffle, à couper les envies de quitter ce pays. On s’est même dits à un moment, avec Sibylle, que la Turquie arrivait nettemement en tête du classement des pays qu’on a visités en terme d’hospitalité. Quand on se rappelle l’Argentine, le Maroc, l’Inde, ou le Laos, c’est pas peu dire!

On a du nous dire des dizaines et des dizaines de fois les phrases suivantes:

« Venez boire le thé! »

« Vous devez avoir chaud, tenez une ice cream. »

 »Le café est servi. »

« Votre tente, vous pouvez la planter ici, c’est ombragé. »

« Je vois que vos gourdes sont vides, donnez-les moi, je vais y mettre de l’eau fraiche. »

« Les toilettes et la douche sont à votre disposition, faites comme chez vous. »

« Je vous attends pour le petit-déjeuner demain, venez quand vous vous réveillez. »

« Si vous regardez une carte routière, c’est que vous cherchez votre route, puis-je vous aider. »

« Dormir sous la tente, quelle idée! Installez-vous plutot dans cette chambre »

« Regarder Roland Garros? Pas de problème, prenez la télécommande et mettez la chaine que vous voulez. »

« Vous ne connaissez pas le Tavla, notre jeu national? Asseyez-vous, je vais vous apprendre »

Tavla.

Dans les assiettes, du Kofte. A la TV, le court central de Roland Garros. Que demande le peuple?

Le thé bu entre 5 à 10 fois par jour.

La famille de Deniz.

Hep hep hep, vous sur le vélo, arrêtez de pédaler. Avec mes collègues, c'est la pause déjeuner, on vous invite.

Ca ressemble à ce qu'on connait: du fromage, des olives, du PAIN!

Tout Turc qui se respecte a dans le coffre de sa voiture une théière et un réchaud.

"Lorsque je suis arrivé à Orléans, sans un sou en poche, une vieille femme m'a accueilli. Maintenant que je suis de retour au pays, je suis content de rendre service à des Francais".

Beaucoup de sources un peu partout, indispensables à la vie nomade de cyclotouriste.

Région de Silivri.

Avant de passer la frontiere grecque, à la douane, Ataturk, le héros national, nous adresse un dernier message.

Bye Bye la Turquie.

Ce qu’il faut retenir de cet article est donc la gentillesse et l’accueil des Turcs, dans leur quasi intégralité. (Un jour, un commercant nous dit bonjour, sans se montrer désagréable, ni agréable. En sortant de la boutique, on s’est dit « Qu’est-ce qu’il a celui-là? Il est mal luné? » Alors qu’il était juste « normal »… Les Turcs nous habituent à une gentillesse démesurée).

Coup de pub donc pour ce pays. C’est pas trop trop loin de chez nous, pas cher mon frère. Si vous vous sentez un peu maigrichon, les loukoums et les doner kebabs vous redonneront une silhouette à peu près normale. Pas besoin d’apprendre le turc, plein de mots francais se cachent dans leur vocabulaire. Vous n’êtes pas prèt de vous ennuyer: on vous a raconté la partie européenne de la Turquie. Il reste toute l’immense partie asiatique, avec la Cappadoce bien sur mais aussi plein d’autres trésors parait-il. Nous on aimerait bien y retourner.

Chers lecteurs, bonne entrée dans l’été, des nouvelles de Grèce ou nous sommes depuis 15 jours (quoi? déjà? pas encore d’article???) à paraitre… dès qu’on peut.

Merci pour votre soutien.

RDV en Grèce...

Grégoire et Sibylle.

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