L’Argentine, c’est…

Un accueil de fou !

Depuis trois semaines maintenant en Argentine, nous apprenons à connaître les Argentins, leur rythme, leurs traditions.

Ils sont tous, sans exception, accueillants. Chaque jour nous sommes invités, les gens sont très intéressés par nos vélos, notre voyage. Depuis un peu plus d’une semaine, chaque jour un journaliste, parfois deux, croisent notre route et souhaitent nous interviewer. TV, radio, journal, nous commençons à être connus dans la provincia de Buenos Aires, de Rosario, et de Cordobà. Bien souvent cela nous retarde un peu sur notre timing, mais cela nous fait progresser en Espagnol…

Notre petit discours est bien rôdé maintenant. Nous savons les questions que les gens vont nous poser, et parfois même si nous ne comprenons pas, on se tente une petite réponse, et la plupart du temps, on tombe bien !


De la super bonne bouffe !

Et n’oublions pas le Maté. C’est la boisson traditionnelle en Argentine. Le maté est une plante qui pilée, ressemble un peu au thé. Ils remplissent de cette plante un récipient en bois ou en métal. Ensuite, ils versent un peu d’eau chaude dans le récipient (environ la même taille qu’une tasse). Puis avec une « paille-cuillère » en métal, ils boivent par petite gorgée. La particularité du maté est qu’il se partage, et que c’est toujours la même personne qui sert. Tout le monde boit dans le même récipient et avec la même paille. Si nous disons « merci » une fois, cela signifie que nous nous retirons du cercle de distribution. Si nous souhaitons continuer, il ne faut pas dire merci au moment où le serveur nous donne le verre.

Un temps et une langue…heu…différents !

Comme vous avez pu le voir, et l’entendre dans les vidéos, nous sommes bien dépaysés. A cette période de l’année, où nous avons comme chacun d’entre vous l’habitude de porter 3 pulls, des collants sous le pantalon et 2 paires de chaussettes, nous prenons des coups de soleil (malgré la crème d’Anne-Laure que nous n’avons pas mise de côté à Orléans), et transpirons déjà à 8h du matin! Cela nous fait tout drôle de voir des sapins de Noël par cette chaleur, et nous avons du mal à sentir l’ambiance de Noël.

Bref, commençons par le début, et promis, nous allons essayer d’être plus concis que pour le Maroc!!!

Nous sommes arrivés à l’aéroport de BUENOS AIRES le 27 Novembre à 20h30. Fatigués par le décalage horaire, et les 35 heures de voyage (pour avoir les billets les moins chers nous avons dû faire escale à Doha au Qatar, ce qui a définitivement englouti nos derniers espoirs de faire le voyage le plus écolo possible…), il nous était impossible de rejoindre le centre ville. Il aurait fallu remonter le tandem (revenu entier tout comme le handbike, ouf!), pédaler environ 30 km sur une route genre autoroute. Pour ces exercices mieux valait dormir un peu ! Ni une ni deux, nous trouvons un petit coin sympa dans l’aéroport et nous gonflons nos tapis de sol, sortons nos sacs de couchage, et préparons un petit nid douillet pour la nuit à venir. Un ou deux cadenas pour nous protéger des voleurs éventuels dont on nous a parlé avant notre arrivée, c’est parti pour une nuit de 12h. On se serait cru dans le Terminal, pour ceux qui ont vu le film.

Puis le lendemain matin, « remontage » du tandem, autoroute (assez soft la plupart du temps, car chaussée assez large, et puis de toutes façons c’est la seule possibilité), jusqu’à ce que la police nous arrête après deux autres péages pourtant. Ils sont très sympas, car ils nous aident à traverser tout le péage et nous accompagnent ensuite jusqu’au lieu de RDV avec José Luis ! Mais comme nous avons presque 3h00 de retard, José Luis est parti. Ca y est nous voilà perdus dans Buenos Aires, nous v’là bien !

A ce moment précis, nous avons commencé à découvrir la gentillesse des gens. Une dame nous prête son téléphone pour appeler José ; son fils va nous chercher de l’eau, puis appelle son père pour qu’il nous accompagne ensuite en voiture jusqu’à notre nouveau lieu de RDV. Incroyable, mais vrai !

Visite guidée, directement après, de la ville et du magnifique quartier de la Boca. La ville de Buenos Aires est entièrement rangée par ce qu’ils appellent des « quadras ». Ce sont des blocs de maisons qui font environ 100 m sur 100 m et qui permettent de se repérer dans la ville. » Ah tu cherches une librairie, alors c’est 4 quadras, puis ensuite tu tournes à gauche, et un quadra et demi! »

Nous restons à Buenos Aires presque une semaine afin de nous reposer, de préparer notre itinéraire, et surtout de passer du temps avec José Luis, un ami de Jean-Marie Leclerc. Il nous a fait découvrir sa ville avec amour, (nous avons eu la chance de visiter la casa rossé, maison de le présidente de l’Argentine) et nous a déjà fait goûter le maté, les ampañadas, la parilla, et le fameux dulce de leche (sorte de crème au caramel)!!!

Ma petite phrase fétiche pour passer à autre chose, peut être l’aurez vous remarqué dans l’article sur le Maroc, c’est :  »Les bonnes choses ont une fin ! » Il faut reprendre la route, et nous avons un peu peur. Les sites des autres cyclotouristes parlent beaucoup des chiens errants qui encerclent les vélos par meute, et le vent de face ! On verra bien, mais nous partons un peu inquiets tout de même, d’autant plus que les chiens pourraient s’avérer vraiment dangereux pour Baptiste qui est au ras du sol.

De tout façon, pour quitter la capitale, que des grandes routes, un trafic assez dense, c’est assez dangereux, et nous prévoyons de prendre le train pour la première journée, et sur une distance de 30km. A la gare de Buenos Aires, on nous dit que cela n’est pas possible. Les vélos sont trop grands, trop volumineux… Qu’à cela ne tienne, nous irons donc à la gare suivante. Après avoir expliqué aux policiers que, non, notre remorque n’est pas une bombonne de gaz, ils feront tout pour nous rendre possible l’accès au wagon.

Gare d’arrêt: TIGRE

Sur les conseils de José, nous prenons un bateau (la launcha) pour nous rendre sur les petites îles alentours de Tigre. Nous avons l’impression d’être dans un monde à part, ce lieu nous semble irréel, et nous garderons un très bon souvenir de notre passage là-bas.

Puis nous prenons réellement la route le lemdemain. Nous traversons plusieurs petites ville pleines de charme, dont San Antonio de Areco, où nous avons passé une soirée très agréable au musée des Lilas. Vin, guitarre, et empañadas une ambiance paisible, décontractée.

Ici, les paysages sont très beaux. Il y a des champs de blés tous dorés, à perte de vue.  Puis de temps à autre quelques lagunes entourées de troupeaux de vaches et de taureaux, mais aussi d’oiseaux de toutes sortes, pleins de couleurs. Nous avons même aperçu des flamants roses, et il y aussi un grand nombre de perroquets. Sur le bord de la route, une fois, nous avons vu un tatou écrasé. Ca fait un drôle d’effet! Puis Grégoire a failli tomber dans les pommes en manquant de rouler sur un grand serpent. Il a fallut nous arrêter 1/4 d’heure pour qu’il se remette.

Parfois le tempos nous joue des tours. Une fois, nous avons voulu prendre un racourci par un chemin de terre. Il y en a un peu partout afin de relier les grandes routes entre elles. Cela aurait aussi été un entraînement pour la traversée prochaine de la Cordillère des Andes. Mais une fois engagés sur le chemin, nous sentons l’orage venir. D’un coup le ciel est très lourd, et le vent souffle fort. Il y a de la terre qui vole partout, et nous décidons de nous trouver un abri en prévison de la pluie. Il n’y a pas grand chose aux alentours, seulement une petite école où vit une famille. Avec leur autorisation, nous nous mettons sous le préau. Nous attendons la pluie, qui ne mettra pas bien longtemps à venir. Le jardin se transforme en piscine, il y des grenouilles partout. Ca s’en va et ça revient… après plusieurs grosses averses, donc après avoir eu le temps de partager le repas du midi avec la famille, le soleil revient, et nous décidons de repartir, innocents que nous sommes. Tant pis pour le raccourci, nous décidons de rejoindre la route qui est à 5 km. Il nous faudra un peu plus de 3h pour y arriver. Les roues des vélos s’enfoncent dans la terre mouillée. Pour le tandem, nous ne pouvons pas pédaler. Le handbike: pas le choix. Grégoire pousse le tandem. Moi je pousse le handbike, aidée par la force des bras de Baptiste. Puis tous les 10 mètres environ il faut enlever la terre qui empêche le fonctionnement du vélo. La chaine de Baptiste est recouverte de terre, nos roues en sont toutes recouvertes, et pour la remorque, il faudrait faire un nettoyage totale pour qu’elle puisse de nouveau avancer sans que la roue ne fasse du ski sur la terre.


En bref ! Tout va bien pour nous. Nous sommes super contents de notre traversée de l’Argentine, bien que fatigués. Effectivement, nous avions jusqu’à présent un rythme assez soutenu, car nous avions décidé de nous lever tôt pour ne pas pédaler sous les grosses chaleurs. Mais comme tous les soirs il nous était impossible de nous coucher avant 00h00, 1h00, à cause des soirées à droite à gauche, nous avons opté ppour une autre stratégie. Maintenant, nous pédalons de 16h00 à 20h30. Ainsi. il fait un peu moins chaud à notre départ, nous voyons un super couché de soleil chaque jour, et apprécions l’air frais de la tombée de la nuit avant de nous arrêter pour dîner et dormir. Nous pouvons donc nous coucher plus tard, profiter des rencontres avec les gens et dormir le matin… Si le soleil ne vient pas nous réveiller à 8h00 du mat’. Ce matin, à 8h30, il faisait dejà 30 degré dans la tente. L’air était irrespirable, et nous avons dû déplacer nos matelas dans la maison de la famille qui nous accueille.

Nous reprenons la route demain pour Merlo, un peu plus au nord de Rio Cuarto où nous sommes actuellement (17/12/10).

En avant première nous vous souhaitons à chacun un très joyeux Noël, et aussi une bonne année 2011 ! A la fin de notre traversée des Andes d’autres nouvelles, d’autres photos, qui, nous espérons seront géniales, pleines de rencontres et de beaux paysages. Il parait que Merlo et ses alentours sont très beau et que la Cordillère aussi.

A très bientôt, On vous embrasse tous, encore Joyeux Noël!

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